Bleu des toiles

CHRISTIAN* : comprendre l'esprit de sa peinture
Date: Monday, 01 March @ 16:59:02
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De la forme à la lumière...

Nous pouvons regarder de l'extérieur ou de l'intérieur, rester spectateur ou participer. Quand o­n reste à l'extérieur, o­n voit des formes, des surfaces, des couleurs, des matières qui varient selon l'heure du jour, la météo. Quand nous essayons de regarder de l'intérieur, nous plongeons au cœur de la matière, nous plongeons en nous ; car c'est peut-être bien la même chose !( pour voir des images, cliquez ici! )


Quand les physiciens, les astronomes nous y emmènent nous découvrons que cette matière qui nous semble si opaque et dense dans notre expérience quotidienne se révèle remplie de vide et que la dite " matière " n'occupe qu'un faible volume dans tout cet espace, qu'il soit morceau de bois, de verre, cheveu, viande, fruit ou tissus, etc...

Qu'y trouvons-nous ? Des champs de force, invisibles, qui maintiennent tout cela ensemble dans une cohérence que la science nous décrit et qui force l'admiration.

Nous avons pris conscience de la puissance de ces champs de forces, de ces énergies au travers de cet événement funeste de l'explosion de la bombe atomique. Elle nous fait trembler autant qu'elle nous rassure. Cette colossale énergie qui maintient la matière, si elle peut être destructrice entre les mains d'esprits malades, nous offre des beautés insoupçonnables lorsque nous l'observons à l'œuvre au cœur de la nature, à toutes les échelles.

Les instruments scientifiques nous permettent d'explorer l'espace, les molécules et les micro-cristaux : o­n y découvre des mondes de lumière.

Dans cette histoire, la chance de l'artiste, c'est de pouvoir voir sans instrument, de " voir " de l'intérieur ou de sentir cette réalité invisible à nos yeux ordinaires ; réalité que viennent confirmer les instruments d'observation.

Alors à la place de la surface visible, apparemment dense et solide de la matière à laquelle nous sommes habitués, se substituent les lignes de lumière qui l'organisent, la maintiennent. Seul reste le rayonnement de la matière que certains nommeront l' "aura ".

Dans ce monde des fréquences et des longueurs d'ondes tout est en correspondance : les lumières, les sons, les parfums et sans doute bien d'autres choses que nous ignorons encore.

C'est ainsi que tout naturellement ma formation de pianiste a servi de base à la naissance de ma peinture personnelle, que les mélodies et les rythmes transparaissent au travers de la mécanique et du clavier du piano, des fuseaux de pierre qui ornent la façade et la flèche de la cathédrale. Peinture et musique sont indissociables, comme la lumière et le mouvement le sont pour engendrer la vie sous l'impulsion de l'amour.

Au travers de formes qui se multiplient avec le temps, j'explore ce que la lumière peut apporter à la peinture. De tous temps les peintres se sont intéressés à la lumière, celle qui se pose sur les objets, qui les éclaire ; rares sont ceux qui se sont intéressés à la lumière qui rayonne, émane des objets, des personnes. C'est de celle-ci que je me préoccupe , pas simplement pour un particularisme technique mais pour cette propriété spécifique de la lumière d'être additive et non soustractive, de produire de la clarté en s'ajoutant et non du sombre comme nous l'obtenons en mélangeant des couleurs.

Peindre la lumière et le mouvement, c'est pour moi manifester une parcelle de vie, surtout si elle est habitée de joie et du plaisir de partager, de rencontrer.



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